Madame la Ministre,
Suite à votre lettre MRS/CP/128282 du 23/02/98, vous avez bien voulu
intervenir auprès des autorités responsables au sujet de
la localisation du site de Bibracte, ce dont je vous remercie.
Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire des Antiquités
Nationales, M. Christian Goudineau s'est exprimé dans un numéro
hors série de la revue "L'Archéologue" des éditions
Errance, ainsi que dans l'émission radio "Mémoire d'hommes"
du Ministère de la Culture. Sa position est claire: «...l'on
n'éprouve que compassion à l'égard de ceux qui, aujourd'hui
encore, chevauchent sur des chimères dépenaillées.»
Directeur
des fouilles au mont Beuvray, M. Vincent Guichard s'est exprimé
dans l'émission "Mémoire d'hommes" du Ministère de
la Culture de ce 7 septembre. Sa position est tout aussi claire: «Toutes
les personnes sensées n'hésitent plus sur la localisation
de l'ancienne Bibracte sur le mont Beuvray.»
Que ce soit M. Christian Goudineau ou M. Vincent Guichard, ni l'un, ni
l'autre n'a cherché à exposer les arguments qui les autorisent
à dire que Bibracte est le mont Beuvray.
Je constate que ces deux hauts responsables n'ont tenu compte, ni des courriers
que je leur ai adressés, ni des ouvrages que j'ai publiés,
ni des arguments que j'ai développés sur mon site internet.
Dans mon Histoire de Bibracte, l'épée
flamboyante, chapitre 2, 3, 4 et 5, publiée en 1995, j'ai
pourtant expliqué dans le détail que le mont Beuvray était,
en réalité, le site gaulois de Gorgobina où
César installa les Boïens après la victoire qu'il remporta
sur eux et sur les Helvètes et comment sur ce site "stratégique"
se sont succédé les Arvernes, les Germains, puis les Boïens.
Face à des archéologues
qui s'enferment dans leur
tour d'ivoire en refusant tout dialogue,
qui profitent du fait que
le site du mont Beuvray a été officialisé "site de
Bibracte" par le président Mitterrand,
qui se servent de votre "attache"
pour imposer leur pensée unique dans les médias,
je sollicite votre arbitrage pour clarifier cette
situation regrettable.
Je précise qu'en formulant cette demande,
je ne fais que m'exprimer en tant que citoyen attaché à nos
valeurs et que ceux qui voudraient voir dans mes propos ou mon action une
quelconque idéologie politique de quelque bord que ce soit, ou je
ne sais quelle gnose, s'égarent complètement.
Que MM. Christian Goudineau et Vincent Guichard - s'ils sont de bonne foi
- fassent la critique de mon argumentation (pièce
jointe n°1)! qu'ils réfutent la critique que je fais
de la leur (pièces jointes n°2)!
Restant à votre disposition, je vous prie d'agréer, Madame
la Ministre, l'expression de mes hommages respectueux.
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